Le burnout autistique


Le burnout autistique est le fait d’une impossibilité de faire face à une accumulation de surcharges, qu’elles soient émotionnelles, sensorielles ou cognitives, et particulièrement renforcées par le camouflage social.

Les stratégies de camouflage

Informations issues du site du Dr Thiriez, « Aliéniste & Rockologue »

Les autistes sont là, parmi nous, depuis l’aube de l’humanité. Si vous ne les voyez pas, c’est parce qu’une bonne partie d’entre elleux ont recours au camouflage. Il s’agit d’un ensemble de stratégies de survie sociale qui consistent à dissimuler certains aspects de leur fonctionnement et à compenser ce qui ne leur vient pas naturellement.

Dr Igor Thiriez

Brochure « Autisme – Stratégies de camouflage« , par Igor Thiriez

L’accumulation de stimuli internes ou externes induit un stress, un épuisement, une sensation de danger imminent qui, s’ils ne sont pas gérés à temps, deviennent incontrôlables jusqu’au point de rupture : le « burnout ».

Il est donc important d’apprendre à se connaître et connaître ses propres limites pour pouvoir désamorcer les situations problématiques. D’où l’importance d’accéder au diagnostic qui favorise la compréhension de soi.

Les femmes autistes, particulièrement exposées à des troubles associés internalisés tels que la dépression et l’anxiété, sont de facto très vulnérables au burnout et doivent porter une attention substantielle aux signes précurseurs.

La prévention par l’éducation des personnes autistes mais aussi des familles et professionnels est essentielle pour diminuer les risques liés aux burnout autistiques :

  • augmentation des troubles liés à l’autisme,
  • hospitalisation et médication,
  • perte d’autonomie et isolement,
  • suicide.

La brochure de prévention qui suit a été traduite par Cindy Brachet, femme autiste et membre de l’AFFA.

Nous remercions Autism Women and Nonbinary Network (AWN) d’avoir autorisé notre association à diffuser cette transcription.

© Guide de prévention : Autistic Women & Nonbinary Network (AWN), tous droits réservés

© Traduction Cindy, pour l’Association Francophone de Femmes Autistes (AFFA).

Cette brochure ne peut être reproduite ou copiée sans l’autorisation expresse de Autistic Women & Nonbinary Network (AWN).

***

NOTE DE L’AFFA (juin 2022)

Nous tenions à préciser, comme nous l’avons fait dans un autre article sur le « burn out autistique », que l’article ci-dessous n’aborde malheureusement pas la notion des conséquences psychotraumatiques. Il nous semble important de rappeler d’une part, qu’un syndrome de stress post-traumatique peut lui aussi accentuer le handicap et qu’il est nécessaire de bien le distinguer d’autres troubles. D’autre part, que la non prise en compte d’un ou plusieurs traumatismes pourrait amener des personnes en syndrome de stress post-traumatique à développer une symptomatologie proche de celle du burn out autistique mentionnée ci-dessus, dont « l’augmentation des troubles liés à l’autisme, un besoin d’hospitalisation et de médication, une perte d’autonomie et de l’isolement ou bien même le suicide« .

D’où l’importance majeure de passer un bilan diagnostique avec une équipe pluri-disciplinaire et vigilante, d’aborder nécessairement les différentes notions de psychotraumatisme(s), burn out, dépression, etc. ou bien de consulter des professionnel-les (psychologues clinicien-nes de préférence) formé-es aux psychotraumatismes et victimologie.

Ce que nous cherchons à souligner ici, c’est le risque que la personne en souffrance ne reçoive pas un accompagnement adapté à un syndrome de stress posttraumatique, qu’il y ait un TSA ou non.

Pour plus d’infos, voir cet article sur les probables mécanismes partagés entre TSA et SSPT : https://femmesautistesfrancophones.com/2021/04/12/sspt-tsa-comorbidites-mecanismes-partages/

Et aussi, un blog qui aborde la thématique du syndrome de stress post-traumatique et du syndrome de stress post-traumatique complexe (traductions, témoignages, lectures…) : https://dcaius.fr/blog/

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4 commentaires sur “Le burnout autistique

  • Christine91

    Ce récapitulatif est tres bien fait, pour ma part je me reconnais complètement dans. C’est d’ailleurs à un brun out comme celui ci que je dois d’avoir un diagnostic, celui-ci m’ayant poussée à consulter un psychologue. Au départ toutefois effectivement le bien out a été attribué à d’autres causes, mais la psychologue ayant évoqué en passant un possible TSA j’ai pu demander un bilan. Le diagnostic permet aussi de réduire les crises car, se sachant plus vulnérable, on veille à plus de repos… Merci pour ce récapitulatif très complet.

  • COLIBRI

    Bonjour
    je souhaite recevoir vos articles très explicites et d’une grande aide
    j’ai été , diagnostiquée à 50 ans, après un burn out explosif et sans aucune prise en charge par un organisme médico sociila pour adultes TSA dans ma région, pour se reconstruire
    je recherche des informations et des témoignages de personnes féminines qui auraient repris une activité professionnelle
    Diagnostiquée a 50 ans ……..;Région Nouvelle Aquitaine France !