Témoignage éloquent d’une femme se découvrant Asperger à plus de 60 ans


Voici le témoignage éloquent d'Emoji, 69 ans, se découvrant récemment Asperger. Une vie à faire semblant, à fonctionner malgré tout, sans avoir une explication sur ses difficultés. Une vie à coté de soi....

Emoji est un nom d'emprunt

 

Je vis dans la France profonde et assez rurale, l’Ouest, où la plupart des gens ne connaissent pas l’autisme. Je suis retraitée depuis 10 ans. Je mène une vie tranquille mais je suis fatiguée car durant 60 ans j’ai travaillé deux ou trois fois plus que d’autres, les « normaux » pour un résultat que je trouvais insuffisant.

Cela a commencé très tôt à l’école où j’ai appris assez vite à lire, écrire, calculer. Mais je n’étais pas attentive et très lente manuellement, désorganisée…Faire du vélo m’a pris du temps et je n’étais pas stable. Jouer à la balle, je n’y arrivais pas, j'avais des difficultés à courir et sauter. On se moquait. Je n’ai jamais pu obtenir le permis non plus. Je ne sais même pas si j’en avais envie. On s’étonnait, on me regardait bizarrement.

Moi j’étais dans une bulle ou je travaillais, lisais, sans vraiment penser à fonder une famille. Pas de voiture, pas de mari…Puis quelqu’un m’a aimée et je me suis mariée pour avoir l’air plus normale. Je savais que c’était perdu d’avance. Et bien sûr, ce fut l’échec. Après mon travail, de retour chez moi je devais m’occuper de la maison et préparer ma « classe » pour le lendemain (j’étais institutrice en maternelle).

J’aimais les enfants mais pas mon métier, ni l’ambiance générale. J’étais hyper mal dans mon couple car j’avais l’impression de ne plus m’appartenir, de ne plus rien contrôler, j’ai eu une fausse couche puis une grave dépression. Je savais depuis toujours que quelque chose n’allait pas en moi. Tout le monde le savait, y compris ma famille, des gens assez instruits, aisés. Personne n’en parlait, c’était tabou, c'était honteux.

J’ai mal vécu, j’ai souffert et fait souffrir sans le vouloir. J’aurais aimé un travail plus simple et proche de chez moi comme faire le ménage dans une école ou un hôpital, ou travailler en cuisine. Le dire m’a attiré les foudres de tous : « mais vous avez les diplômes ! » etc.

Eh bien j’aurai préféré être payée en dessous du Smic et n’avoir qu’un mois de vacances plutôt que souffrir dans un métier qui ne semblait jamais finir ! Il m’envahissait, me prenait tout. Je passais les grandes vacances à dormir l’après-midi et à m’occuper aussi de mes parents âgés.

Je pourrais en écrire des pages et des pages, mais en bref j’ai souffert avec une vie au rabais et un sentiment d’échec constant et de rejet -on va dire léger- teinté d’ironie. Je voudrais que ce genre de vie soit épargnée à davantage de gens, de femmes, notamment.

En 2013 la psychologue a évoqué un trouble du spectre autistique et le mot asperger a été prononcé. Cependant elle m'a expliqué que c'était tard dans ma vie pour passer des tests et que de toutesmanière ça ne guérissait pas.

C’est un vrai gâchis, pour moi certes, mais aussi pour mes proches et éventuellement des enfants que j’ai tenté d’éduquer dans la fatigue, le stress, sans autorité. Mais je les aimais tous et certains étaient des « pairs » dans mon handicap. Car j’ai vécu, non pas dans le handicap total, mais dans quelque chose de très inconfortable entre normalité et handicap.

Arrêtons ce massacre en France, pays des droits de l’Homme.

Pour moi tant pis, c’est vieux, mais pour les autres comme moi, on va faire quoi ?

Emoji

 

 

 

www.pdf24.org    Send article as PDF   

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

22 commentaires sur “Témoignage éloquent d’une femme se découvrant Asperger à plus de 60 ans

  • brune

    Bonjour,
    merci pour ce témoignage éclairant mon cheminement de femme de 54 ans officieusement retraitée pour invalidité,
    qui a fait le deuil de son métier : institutrice compétente et consciencieuse de classe maternelle,
    Eclaire le pourquoi? me sentir à ma place en temps qu’enseignante des apprentissages du cycle 1, parce que les enfants de 2 à 5 ans étaient mes pairs, tous singuliers et « jeunes » aux préjugés et stéréotypes, le « public idéal » pour apprendre à vivre ensemble dans le respect et la tolérance
    Eclaire le pourquoi? inapte à intégrer les conduites sociales des collègues et des ATSEM, je me suis épuisée (burn out) à « être des caméléons », à accepter les gênes émotionnelles, relationnelles, à supporter les moqueries et les humiliations.
    Eclaire le pourquoi? inapte à intégrer le corps de professeur des écoles, je me suis épuisée à passer le concours de PE , supporter la vexation d’être reçue mais avec les notes 7 à l’écrit et 5 à l’oral, à accepter la pression: les brimades, blâmes, punitions de mon employeur, parce que « institutrice désobéissante » qui résiste à la « pédagogie nouvelle: le socle qui introduit la culture utilitariste et managériale dans l’éducation », qui exprime « une révolte contre la servitude et les dispositifs de contrôle social ».

    Eclairant le cheminement vers la sortie de mon invisibilité, à commencer par l’identification de mon handicap, la reconnaissance de mon propre syndrome d’Asperger, je suis de « ceux qui peuvent se situer à l’intérieur ou juste à la limite de cette extrémité invisible du spectre autistique :
     Ceux chez qui l’autisme peut être complètement négligé : non diagnostiqué, mal diagnostiqué ou dont le problème présenté est reconnu, mais par leur condition sous-jacente d’appartenance au spectre autistique,
     Ceux chez qui l’autisme est considéré, mais non vraiment reconnu car elles ne semblent pas correspondre totalement à certains critères et sont considérées comme ayant de l’imagination, ou savent montrer de l’empathie, de l’humour ou répondre à la théorie de l’esprit,
     Les adultes,
     Les individus doués,
     Les femmes »
    Extrait de l’article -Invisible à l’extrémité du spectre: OMBRES, résidus, «BAP»L’expérience des femmes Aspergers -du Dr Ruth Baker

    alors que reconnaissance de ma famille, mes proches et mes médecins (traitant et psychiatre)
    que je vis ma situation de retraite par son côté solitude « comme un poisson dans l’eau »(cf la préface de L.Holliday au livre L’Asperger au féminin de Rudy Simone),
    Bravo pour ce témoignage très juste, bel exemple clair et lucide, qui m’aide quand j’éprouve le besoin vital d’une reconnaissance formelle, à trouver la force de continuer, sachant qu’il va me falloir sortir de mon bocal pour aller « m »échouer » dans un CRA pour un diagnostic,
    et que mon cheminement se situe « à l’étape de guérison et de planification d’un nouvel avenir » comme le souligne Ruth Baker: « Il est essentiel d’assurer un suivi adéquat de soutien dans les prochaines étapes, compte tenu en particulier de leur isolement social typique et de l’impact de l’autisme sur différents aspects de leur vie. Les étapes peuvent inclure (38) l’apprentissage de la condition, l’excrétion de l’ancienne identité et le deuil de sa perte, la guérison et la planification d’un nouvel avenir ; La dépression est fréquente au cours de ce processus »

    Emmanuelle

      • brune

        bonjour Magali, merci ouvrir ma messagerie ce matin et tomber sur votre réponse me bouleverse, oui depuis deux mois et 11 jours exactement, le 1 sept 2017 date de l’officialisation de mon statut de retraitée pour invalidité (sans dossier d’invalidité 😕 et ce même jour alors que très perturbée, en émoi, désorientée au bord de l’implosion, je peinais à me concentrer sur mon travail d’introspection, rédaction de mon « autobiographique » (patchwork de mes carnets, cahiers, cartographies arborescents de ma vie, écrits dessinés lors de mes passages dépressifs), je choisis comme « bruit de fond » pour canaliser mes pensées vers la rédaction de mon journal de bord, le podcast de l’émission « journal d’asperger » je découvrais que je suis Apsergirl.
        J’ai de la peine, je m’épuise depuis deux mois et 11 jours à trouver une aide concrète pour apprendre à me mettre debout chaque jours, je suis un bébé asperger de 54 ans, il m’est difficile d’accepter qu’à 2 mois un nourrisson ne sait pas marcher, se déplacer seul, même se mettre assis au mieux pour avancer il rampe.
        Samedi 4 novembre je me suis rendue au café rencontre à Paris et j’ai échoué… Pas d’attestation de reconnaissance officielle de CRA, donc pas de droit, la femme accomplie de 54 ans comprend l’absurdité de cette démarche de nourrisson Asperger.
        Merci de votre confiance qui me réconforte et m’aide beaucoup à poursuivre dans cette tâche d’apprendre à trouver le juste équilibre pour avancer.

          • brune

            Bonsoir, j’habite dans le nord seine et marne 77400, merci je téléphone demain pour savoir si je peux faire ma demande diagnostique au près de ce centre , merci infiniment de votre bienveillance Emmanuelle Brune.

        • admin Auteur du billet

          Voici les coordonnées de ce centre;. où etes vous localisée ?
          Centre Hospitalier de Versailles
          Pôle de psychiatrie adulte et infanto-juvénile
          Centre de diagnostic et d’évaluation de l’autisme et des TED – PEDIATED
          Dr M. SPERANZA, Dr M. J. OREVE
          177 rue de Versailles
          78157 LE CHESNAY
          01 39 63 97 53

    • Eddy Hagneré

      Wow! Je me reconnais pleinement en vous. J’ai toujours été calme et réfléchi. J’aime être seul. J’aime aussi beaucoup parler et écrire. J’ai toujours eu beaucoup de mal à décoder les intentions des gens surtout des filles. J’ai toujours été plus à l’aise avec les enfants. J’ai d’ailleurs été professeur des écoles comme vous. Cependant, j’étais trop anti conformiste. Je répondais aux conseillers pédagogiques, toujours stressé, jamais en phase avec l’hypocrisie des collègues. J’ai fini par ne pas être titularisé. Avec bac +5 je me suis retrouvé au chômage… De dépressions en attaques de panique, j’ai fait des petits boulots… J’ai connu l’enfer de l’usine. Le comble du non-sens pour moi. Le travail physique m’épuise. Puis j’ai entrepris de devenir veilleur de nuit. Je ne fais que des remplacements mais être seul, la nuit dans ma bulle, veiller sur des enfants… C’est ça mon truc. Je préfère mille fois ça au travail ingrat de prof. Oui, c’est valorisant mais à quel prix? Depuis je suis sous traitement et je ne fais plus d’attaques de panique depuis deux ans…

  • Danie

    Merci pour votre témoignage , et d’avoir répondu aux questions que je me pose .
    Je me suis souvent demandé depuis que l’on parle un peu plus de l’autisme en général si l’on pouvait être autiste  » un peu » !
    J’ai 66 ans et depuis un an , c’est bon , c’est terminé j’arrête d’essayer d’être « normale » , terminé les cours de poteries et de sculpture car le décalage que j’ai avec les autres m’angoisse et je sais que cela ne changera pas , et en groupe cela dépasse mes possibilités.
    Il y a toujours eu ce décalage avec les autres , j’ai travaillé et ce fut difficile , douloureux et épuisant même si mon travail était passionnant
    Mon coté souriant , gentil , docile m’a aidé a avoir apparemment une vie normale mais pas d’ami autant que je me souvienne (je les ai toujours fuit avec tristesse ) , je ne suis pas allé aux mariages de mes neveux et nièce , sauf un seul mais j’étais si mal toujours ce foutu décalage !
    les réunions familiales (frères et sœurs ) fatigantes aussi .
    Décalage aussi avec les gens , je ne peux aller vers ceux que j’aime bien car c’est trop d’émotions , trop angoissant .
    Je ne dis pas que j’ai fait semblant mais que je me sens décalée , a coté , et plus il y a d’émotions et plus je suis décalée .
    Depuis que je me suis dit , ça va c’est bon , j’essaie plus , je vais bien , je jardine j’en avais toujours rêvé .
    Me faire diagnostiquer serait une bonne chose , déjà pour y mettre des mots et pour dire aux autres : je vous aime beaucoup mais bon c’est comme ça !
    J’y réfléchi …

    • brune

      bonjour Danie,
      merci lire ton témoignage me réconforte, comme toi cours de poterie quitté pour les même raisons, je ne suivais jamais les thèmes, je commençais en fonction mais ça finissait toujours en galet, j’étais l’obsédée des galets 🙂 ton post me donne l’envie de sortir mon pain de terre et de me remettre à cette activité manuelle si bienfaisante, apaisante, ressourçante
      J’ai pris aussi des cours de couture, il me reste 4 cours, j’y étais décalée pareil ton post m’a éclairé sur le fait qu’à nouveau je disgressais: suivre un modèle m’ennuie qu’en fait je me suis familiarisée avec l’outil machine à coudre pour faire du piqué libre, écrire avec un fil:-) du coup je vais reprendre contact avec mes profs pour qu’elles m’accompagnent dans le choix et l’apprentissage de la machine de mes rêves pour réaliser mes créations textiles en piqué libre:-)
      merci, Danie pour ton partage, bonne journée

  • Asparagirl

    Bonjour, j’ai 62 ans et depuis quelque temps, je pense être autiste Asperger après avoir lu un article dans le °ouvel *bs. Pour moi, c’est comme une « grille de lecture » sur toute ma vie. une réponse à ma question pourquoi je suis comme ça. C’est un soulagement enfin une explication à toute cette souffrance. D’autant plus que mon environnement professionnel , familial, médical n’a fait qu’agrandir mes difficultés.

  • Clesma

    Bonjour. J’ai la trentaine et je pense être peut-être asperger… ou autre chose… Mais je suis une vraie handicapée sociale, je joue un rôle aussi en société. Je suis si mal avec les autres… Je suis malheureuse, angoissée, ça m’épuise. Je finirai sûrement par mettre fin à mes jours. J’ai la chance d’aimer la musique et d’en faire, c’est mon échapatoire.
    Courage à tous ceux qui sont dans la même galère…

    • ed

      C’est difficile de vivre avec cette particularité. C’est difficile de compenser, de travailler, de parler en société, de communiquer et même d’aimer. Pour autant, même si on est différents, la vie veut la peine d’être vécue. Les épreuves de la vie ne te rendront pas plus forte mais elles t’apporteront de l’expérience. Tu finiras par trouver ta place. Garde espoir.

    • Haya

      Bonjour à toi Clemsa, j’ai 29 ans et j’ai étais diagnostiquer asperge il y a peu, je me reconnais en ton discours je suis pareil et seul la musique est mon exutoire. Sa serait super de rentrer en contact si tu le veux bien sûr pour discuter de tout ça de notre mode de vie je pense que l’entraide entre personnes rencontrant les même difficultés est la meilleure des solutions.

  • Françoise

    Bonjour, pourriez-vous m’expliquer pourquoi le diagnostic serait semble-t-il plus difficile à partir d’un certain âge (et d’ailleurs, lequel ?) Le texte évoque la situation d’une femme diagnostiquée Asperger à « plus de soixante ans », c’est le titre de l’article.

    Puis une internaute évoque ses souffrances de vie et son intention de se faire éventuellement diagnostiquer pour mettre des mots sur ses maux – et là, on lui répond que ce sera peut-être difficile étant donné son âge; Donc l’âge critique, quel est-il ? Après soixante ans mais avant soixante-six, c’est bien cela ?

    Je suis désolée d ton de mon message qui peut sembler agressif. Mais j’avoue que cette réponse à cette personne m’a mise très en colère (et, non, je n’ai pas soixante-six ans)

  • Anita

    Bonsoir Madame , et Bravo pour avoir le Courage de Témoigner … J’ai 60 ans et bien des traits communs avec vous en détails et en bilan pour une vie gâchée et ne pas avoir pu offrir le meilleur de moi même ! De tout mon Coeur avec vous , pour vous soutenir …. Et soyez certaine que je suis bien placée pour vous comprendre ! Je vous embrasse très fort … Amicalement

    • Holy

      Bonjour, j’ai lu vos témoignages avec beaucoup d’attention. Je me suis beaucoup renseignée sur asperger, j’ai écouté et lu des témoignages, de femmes surtout (parce que j’ai appris qu’elles étaient peu diagnostiquées). Je suis enseignante, j’ai eu des élèves asperger, ma nièce l’est aussi. Je vous écris car je réalise tout récemment qu’une amie proche, de 60 ans, qui a toujours rencontré beaucoup de difficultés dans sa vie est asperger (je n’ai pas beaucoup de doutes à ce sujet). Elle souffre d’acouphènes depuis 4 ans. Elle est enseignante en lycée professionnel et ne supporte plus ses élèves, leurs discours, l’agitation, depuis peu. Elle se sent mal et se demande comment elle va tenir le coup jusqu’à sa retraite, dans deux ans. Elle a entamé des démarches pour une reconnaissance MDPH mais les démarches pour un mi-temps thérapeutique n’ont pas abouti. Je la sens au bord de l’épuisement psychologique et je suis tiraillée par un devoir – moral ? – de l’orienter vers un diagnostic asperger et la peur de la plonger dans une détresse plus profonde. Je me dis que la reconnaissance d’asperger lui permettrait d’obtenir son mi-temps. Je vous remercie pour vos conseils.

  • Hannah

    J’ai 50 ans. Je m’interroge…
    Je n’aime pas qu’on me touche. Je suis incapable de faire du vélo. Je ne reconnais pas les visages des gens mémé si j’ai passé une journée avec eux… J’ai besoin de les avoir rencontré à plusieurs reprises pour qu’ils se gravent en moi. Je réfléchis à ce qu’il faut dire socialement : dire « au revoir » ne m’est pas naturel.
    Ma famille me trouve nulle… je ne comprends pas ce que j’ai fait de mal. On me reproche ma façon d’être, de fuir, de ne pas accepter qu’on me dise mes 4 vérités. Petite, elle se moquait de moi, me trouvait lente, empotée, sale et fainiente. Les arbres, les coccinelles, les feuilles et les cailloux me parlent. Je ne supporte pas les gens qui traînent des pieds, qui font claquer leurs talons. Le bruit m’épuise. J’écris, je peins… Je vis dans un monde imaginaire pour accepter tout ça. J’ai peur.
    Je suis fatiguée. Lasse d’être une super actrice. J’ai contacté le CRA, ils m’ont envoyé une fiche bleue à soumettre à un psychiatre. J’en ai appelé 3… pas de rdv. Quand c’est compliqué ça m’angoisse et puis j’ai peur qu’il explose de rire en me disant : « madame, vous n’êtes pas aspie : vous êtes juste nulle ! » En plus je serai encore obligée de le regarder dans les yeux. Ça j’aime pas. Ça me donne une pression qui pousse les tympans vers l’extérieur et un courant dans ma nuque et mon pubis.

    • Haya

      Je voudrais faire passer ce message à tout les asperger qui souffre réellement dans leur quotidien en leur disant qu’il ne faut absolument rien lâcher et qu’on mérite plus que qui qonc notre place dans cette société je suis prêt à dialogué et parler avec qui le veut je laisse mes coordonnées 0623335790 ou snap haayabusa. Bon courage à tous et a bientôt.