Confinement : Un horrible miracle


Un témoignage de Stella, membre de l’AFFA, en cette période de confinement.

« Je n’en pouvais plus. Sonneries de téléphone, réunions ou plutôt réunionite, avalanches de mails, bannette remplie de courriers, entretiens entrecoupés d’entrevues impromptues, d’urgences à traiter, encore un adjoint qui démissionne et un autre qui prend le relais avec autant de changements de pratiques managériales à la clef. Bien entendu, la journée sans fin reprenait le lendemain. Cinq pauvres semaines de vacances par an soit quasiment onze mois sur douze à passer au travail. Que voulez-vous que je fasse de ces ridicules trente-cinq jours de congés ? J’étais au bout, mes réserves de survie amplement entamées. Presque six mois sans répit. L’un m’interpelle à l’improviste, l’autre m’attend pour une tâche qui ne m’incombe pas, tous comptent sur moi, persuadés que j’ai forcément la réponse à toutes les questions, à croire que je suis l’incarnation d’une encyclopédie.

Au bord du précipice, faisant semblant quotidiennement d’être comme tout le monde, un miracle se produisit. Il est arrivé à pas de loup pour mieux me délivrer. Ses effets liminaires étaient déjà salvateurs. Du jour au lendemain, plus personne n’avait le droit de se toucher. Une chaîne chevillée à mon corps éclatait. Invraisemblable ! Ce poids oppressant qui était devenu un boulet à mes pieds, celui que l’on nomme communément : contact physique, s’arrachait à moi. Plus d’embrassade avec les collègues où leurs effluves viennent côtoyer si intimement les miennes. Plus de poignée de mains intrusive de la part des chefs. Un agréable vent de liberté se profilait ; mon espace vital enfin respecté. L’air devenait respirable ; l’environnement autour de moi, un néant que plus personne n’osait pénétrer.

Photo by Mike Newbry on Unsplash

Les jours qui suivirent, la situation s’améliora de manière exponentielle. Le miracle semblait consister en une perte progressive de contact avec le monde extérieur. L’établissement devenait désert tant par la limitation des allées et venues de chacun que le départ de certains. Pour la première fois depuis sept ans dans cette structure, je m’appropriais les lieux telle une plaine à perte de vue nue de tout être vivant. L’immense couloir où se trouve mon bureau devint à s’y méprendre, un vaisseau fantôme. Son silence, une bénédiction. Au diable les talons qui claquent, les jeux de clefs qui frétillent, les apostrophes des plus contrariés et le brouhaha des bavards. Le ronronnement de mon ordinateur deviendrait bientôt ma seule compagnie. Douce mélodie du chaos que celle d’un établissement qui se vide à vue d’œil.

L’Acte suivant fut libérateur quoi que turbulant. Dans les sphères supérieures, répondre dans la précipitation à ce miracle causa quelques désordres dont j’ai failli devenir un dommage collatéral. Je flairais depuis quelques jours, l’odeur délicieuse d’un rêve qui me tendait les bras. Bientôt pourrai-je peut-être rentrer chez moi à durée indéterminée. Quelle apothéose cela serait pour moi, brulée comme un élastique mou par l’usure professionnelle, fantasmant depuis quelques mois de négocier des journées de télétravail dès que j’aurai, je l’espère, obtenue une reconnaissance de travailleur handicapé. L’aubaine semblait pointer le bout de son nez plus tôt que prévu. Mais, parce qu’il y a toujours eu des « mais » dans ma vie professionnelle, je ne faisais pas partie de la liste VIP de ceux qui seraient autorisés à télétravailler.

Comme d’habitude, je suis restée calme. Comme d’habitude, j’ai prouvé par A plus B, la légitimité de mon point de vue à savoir que je remplissais les conditions du télétravail bien que ladite liste ne mentionnait pas ma fonction. Après un « non » catégorique de ma directrice, j’eus droit à un « oui » partiel ou en d’autres termes : quelques jours sur site, les autres, chez moi. Une victoire fort amère quand je vis les collègues de la liste élitiste, partir sur le champ tandis que j’allai devoir rester ici, certains jours. Cruel ! Ironie du sort que de voir des neurotypiques autorisés à quitter la place publique pendant que l’autiste doit rester dans la cité. Avec l’expérience, je sais dès lors que rien ne sert de crier à l’injustice ou de tenir tête mordicus à un supérieur ; cela étant, je ne pouvais passer à côté d’une opportunité pareille.

De nouvelles injonctions du ciel, en la personne présidentielle, vinrent le soir même renforcer la chimère de solitude qui se présageait pour nous tous. Experte en respect des règles qui viennent de tout là-haut, de surcroît coachée par mon cher et tendre (mais mieux vaudrait-il dire : cher et rude tant son effronterie audacieuse est implacable), je pris l’initiative quoi qu’un peu rebelle de ne pas venir travailler le lendemain matin. Ponctuelle jusqu’au bout des ongles, je laissai un message vocal à l’adjoint d’astreinte à neuf heures du matin. Nul besoin de vous dire que celui-ci n’était pas ponctuel puisqu’il ne me répondit pas. Ce dernier ne me rappela qu’une demie heure plus tard et fit part de ma requête de rester à domicile, à la directrice, qu’au déjeuner. Nous ne vivons décidément pas dans le même monde… Evidemment, vous imagiez son choc quand avant midi, la directrice se rendit dans mon bureau et le trouva vide. En kamikaze du télétravail que je suis, le miracle commençait avec un rapport de force comme je les redoute. Bien que je sois souvent la première à pointer du doigt ce qui dysfonctionne quitte à froisser la hiérarchie, j’ai une aversion pathologique et incurable du conflit. Somme toute, la cheftaine n’avait pas d’argument valable pour m’ordonner de revenir. A cette nouvelle, la déflagration qui retentit en moi me fit l’effet d’un feu d’artifices festifs et glorieux.

Chez moi, soudainement, je découvris quelque chose que je ne connaissais plus. Le temps. Il prit petit à petit son sens. Auparavant, chaque jour était une course. Les semaines, des marathons. Les années se répétaient sans ligne d’arrivée à l’horizon. Le temps s’envolait comme un ballon dont je n’arrivais à saisir la ficelle. Aujourd’hui, j’ai une prise sur lui. Depuis combien d’années n’avais-je pas vécu à mon rythme ? De jours en jours, je m’enfonce tendrement dans la solitude. La mécanique de mes rituels s’enclenche. La course folle s’est brutalement stoppée et par la même occasion, l’accablement et la paralysie qu’elle m’infligeait. Les agressions sensorielles et les impérieuses interactions m’avaient fait avancer comme dans une tempête de neiges. Vision réduite, ouïe saturée, peinant à mettre un pied devant l’autre face aux bourrasques du vent. Le temps m’attend maintenant. La vie n’est plus un film à suspense mais une photographie figée. Préparer un thé, lire les mails, ramasser les pommes de pin, jouer avec mes animaux, manger, lire un livre au soleil, écrire sans être interrompue ou pressée. Oui, écrire, moi qui ne l’avais pas fait depuis des mois, complètement persécutée par toutes mes obligations quand je n’étais pas amorphe, tentant de sortir la tête de l’eau. La vraie vie : sans contact, sans sortir, sans parler, sans aller au travail, sans conduire, sans faire semblant.

A vrai dire, d’une certaine manière, peu de choses ont changé pour moi. Avant le miracle, seule la vie professionnelle me menottait au monde, ce qui peut paraitre minime mais était déjà insoutenable quand les semaines s’enchainaient sans repos. Ces jours-ci, j’entends dire que certains s’ennuient, souffrent même, tant d’inaction que de manque de relation. Mascarade ? En premier lieu, je n’y ai pas cru, me disant que l’espèce humaine aime se plaindre sans justification et ce, qu’elle que soit sa situation, même confortable. Evidemment, j’ai bien conscience que nous n’avons pas tous la chance de vivre ces événements dans le même contexte. Mais, pour tous ceux qui partagent une situation aussi enviable que la mienne, comment est-il encore possible de trouver matière à la complainte, là où d’autres sont en première ligne de front ? Pourtant l’accumulation de propos de cet ordre à la télévision et sur les réseaux sociaux continua de sévir. Parait-il que ce n’est pas un canular, certains redoutent même un stress post traumatique. Troublant constat. Interloquée, ce fut à la réception d’un message d’au secours d’une collègue travaillant à son domicile, que je pris conscience des prémisses de détresse de nos concitoyens. Serait-ce donc vrai ? Des humains en tête-à-tête avec eux-mêmes, perdent pieds pendant que je reviens à la vie. Si je m’étais écoutée, j’aurais fait des recommandations à ma collègue afin de solutionner son problème.

Mais récemment, j’ai appris que l’Homme veut juste que l’on compatisse. Il peut même être considéré comme maladroit de lister à quelqu’un, toutes les possibilités qui s’offrent à lui pour répondre à sa problématique. Alors, écoutant le chant des oiseaux, respirant sans aucune charge opprimant ma poitrine, je lui fis part de mon empathie en lui souhaitant bon courage. S’il est bien un jour où il serait opportun de prendre exemple sur le modèle autistique, c’est aujourd’hui. Amis neurotypiques, pour une fois, les traits autistiques peuvent être un atout. En attendant le retour à une vie violemment normale, je vous invite à méditer sur ces mots pendant que je savoure cet horrible miracle qu’est le confinement. »

Stella, Avril 2020

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16 commentaires sur “Confinement : Un horrible miracle

  • BORTOLAMI Marie Jeanne

    Comme je vous comprends…. Je suis retraitée et je peux vous dire que je ne souffre pas du tout du confinement qui nous est imposé. En fait, cela ne change en rien ma vie. Sauf bien sûr, ma fille et mes petits fils qui me manquent, les seules personnes au monde que j’aime embrasser… Bien cordialement

    • Stella

      Cette situation inédite met en lumière ô combien on peut se sentir bien dans cette forme de retrait lorsque l’on est autiste ; parfois j’en culpabilise même ! Effectivement, s’il y a bien un manque qui naît au fil des semaines, c’est celui de la distance avec nos proches, rendue d’autant plus difficile que la situation peut être anxiogène quand ces derniers sont vulnérables pour des raisons de santé, d’âge etc…

  • Alexandra Schenke

    Le confinement pour les autistes n’est visiblement pas vécu de la même façon pour tout le monde. Moi je souffre de l’enfermement. On m’a coupée des activités sportives qui me permettent de me reguler et des quelques personnes qui me relient au monde. Alors , votre article me met en colère. Non le confinement n’est pas un miracle

    • admin Auteur du billet

      Bonjour, comme précisé dans l’intro, il s’agit d’un témoignage. C’est donc un point de vu subjectif. Chaque personne est en effet différente.

    • Virginie Goossens

      Salut Alexandra, courage. Moi aussi je souffre de ce confinement parce que je ne peux plus pratiquer le basket et l’apnée subaquatique. Ces deux sports me permettaient de me défouler (basket) et de me relaxer (apnée). Je sors de deux semaines de cauchemar : sensations d’étouffement, tachycardies, insomnies et crises de larmes. Seul hurler m’apaisait. La docteure que j’ai vue m’a d’abord diagnostiqué le covid-19 avant de se rétracter. Depuis que j’ai appris (avant-hier) que les autistes ont un assouplissement des mesures de confinement, je vais en forêt me balader et ça va mieux. J’ai aussi commencé à tout déménager dans ma maison pour reconfigurer les espaces.

    • Stella

      Je comprends votre point de vue. Le confinement peut aussi bien être un cauchemar qu’un miracle en fonction de nos situations personnelles. Cela dépend de tant de facteurs différents… Certaines se retrouveront dans mes mots et d’autres absolument pas, c’est d’ailleurs ce qui est intéressant. La difficulté première est en effet, celle que vous pointez, à savoir l’arrêt des activités mais aussi du suivi de santé. J’ai à ce titre, une pensée toute particulière pour toutes celles qui telle que vous, se trouvent en souffrance pour ces raisons.

  • Emmanuelle

    Bravo Stella pour cet article, je suis 100% d’accord avec toi !
    Depuis le début du confinement, bien qu’ennuyée par la situation sanitaire et les morts qui augmentent, je trouve que notre mode de vie s’est considérablement amélioré. Quasiment plus de contacts sociaux, plus de bruit de voitures, d’avions, l’air pur et enfin du temps pour vivre à notre rythme.
    Ça ne durera pas, alors profitons de cette parenthèse si bénéfique pour nous.

    • Stella

      Merci Emmanuelle. Vos mots me font écho au fait que la situation actuelle apporte un grand bienfait à la planète d’un point de vue écologique, en plus de tout le reste. Exactement, profitons de ces instants hors du temps !

  • Chantal Tremblay

    C’est tellement ce que je vis en ce moment, que j’en suis sans mots. J’aspire au télétravail, ai signalé que ce serait pour moi une bouffée d’air frais, un moyen de me retrouver, sans être avalée par le quotidien toujours dans le trop : trop envahissant, trop bruyant, trop handicapant. Je me rends toujours au boulot, mais un jour, peut-être, pourrais-je être enfin entendue, écoutée et reconnue. Chantal

    • Stella

      Je partage complètement votre situation. J’ose espérer que j’obtiendrai une RQTH et ainsi pourrai négocier avec mon employeur, des aménagements horaires. Des enjeux délicats se profileront car il me faudra révéler être en situation de handicap et faire part des limitations que je rencontre. L’employeur n’est pas obligé de répondre favorablement qui plus est. Mais tout bien réfléchi, je trouve que le jeu en vaut la chandelle. Nous avons des droits, autant les faire valoir. Cela pourrait éventuellement être une possibilité pour vous aussi, d’accéder à plus de bien-être au travail. Mais il convient de bien étudier les tenants et les aboutissants de la RQTH avant tout car cela peut être à double tranchant en fonction du poste que l’on occupe et de la politique managériale. Je me suis beaucoup documentée donc si vous avez des questions, n’hésitez pas.

  • France Vin

    Mise à part la peur du virus dont le côté anxiogène turlupine tout à chacun, le confinement est pour moi autiste, une « bénédiction » (je mets des guillemets pour ne pas froisser les neurotypiques qui pourraient parcourir ce message). Il faut dire que depuis un an, après avoir traversé une carrière professionnelle chaotique dont Stella a pu souligner les turpitudes (et je l’en remercie au passage), une dépression est venue balayer mon existence que tout le monde croyait jusque là anticyclonique ! Pffff ! Donc, arrêt maladie depuis mars 2019, autant dire une période de pré-confinement intensive où j’ai pu m’adonner à mes centres d’intérêt dans le calme, loin de tout ce chaos sensoriel qu’il faut se coltiner du matin au soir quand on mène une vie supposée « normale », c’est-à-dire emmitouflée dans des faux-semblants continuels et énergivores pour éviter de faire tache dans la masse… Bref, liberté retrouvée, solitude assumée (plus ou moins), jubilation paroxystique à faire de son temps ce que l’on veut sans les contraintes habituelles, la foule, les bruits urbains et la pollution en moins. Oui, l »air est plus pur depuis que les voitures sont rangées sagement sur les parkings et je me demande si les gens se rendent compte de cette chance inouïe de vivre durant cette période de confinement, sans les pétarades et les nuisances contaminantes de celles-ci. Peut être qu’une prise de conscience de notre destruction planétaire va-t-elle submerger les esprits jusque-là restés indifférents ? On peut toujours rêver, non ?

  • Olive

    Je comprends votre point de vue mais étant autiste et borderline (les deux ) et asocial, le confinement général me prive de quelques-uns des rares « plaisirs » qui me permettent habituellement de tenir le coup. Je suis habitué à la solitude, que je subis (y compris dans ma propre « famille » ) depuis le jour de ma naissance, et le fait de prendre un café sur une terrasse, aller à la librairie ou à la bibliothèque municipale, toutes ces choses sont pour moi des bouées de sauvetage quotidiennes. Dont je dois me passer en raison de l’incurie politique de nos gouvernants. D’un point de vue strictement sanitaire, le fait de sortir en respectant les gestes barrières ne cause aucun risque (pour moi-même comme pour autrui), et pour tout dire je ne m’en prive pas (D’ailleurs les pays qui s’en sortent le mieux comme par exemple l’Allemagne ne pratiquent pas ce confinement général excessif). Mais l’isolement social qui m’est imposé par mes deux handicaps et par la société est globalement plus dur à vivre en cette période de restriction des libertés.
    PS: En outre j’ai jadis vécu dans des résidences infectes, et je sais donc ce que c’est d’être mal logé : pour les gens vivant dans des taudis ou des HLM, c’est encore pire.

    Bien à vous

  • Agnès

    Je fais partie des gens qui se reconnaissent en grande partie dans ce témoignage.
    Pour moi c’est un répit inestimable que ce confinement, loin du bruit, du tumulte habituel de la vie quotidienne. Je suis dans ma bulle, chez moi, protégée d’un monde extérieur agressif dont j’ai appris à m’accommoder habituellement au prix d’un épuisement certain.
    Ce que nous vivons est une crise importante et je ne l’oublie pas, comme beaucoup je m’inquiète pour mes proches. Mais je prends ce qu’il y a de positif à prendre.

  • Fanny

    Eh bien, quelle bouffée d’air frais ! Ah, que ça fait du bien de lire ce texte !
    Je le dis : je suis également une femme autiste-Asperger, comédienne de profession, et j’arrivais, moi aussi, à un point où j’avais besoin de ce retrait loin des autres, loin des interactions sociales, loin, loin, loin… avec mon chat, et mes parents, chez qui j’étais retournée. Ces deux mois furent du pain béni pour moi, et je n’ai pas compris les gens qui, dès les premiers jours, avant même la fin de la première semaine, criaient à tout va qu’ils allaient sombrer dans la folie…
    Autant pour les personnes victimes de violences conjugales ou parentales, je comprends tout à fait (de manière purement théorique puisque je n’ai jamais été violentée dans ma famille ni par un quelconque compagnon), autant pour les autres, je reste perplexe. Nous ne sommes pas comme Anne Franck, après tout. Nous avons accès aux médias, nous pouvons lire, écrire, jouer à des jeux vidéos (ou de société en ligne), parler à voix haute, rire à gorge déployée, crier même si l’envie nous en prend, ouvrir nos fenêtres, prendre du temps pour nous, nous mettre à la cuisine, à des tâches que nous voulions apprendre mais que nous ne faisions jamais, faute de temps… Et ce temps nous l’avons, justement ! Alors pourquoi ne pas en profiter ?
    D’autant que j’ai noté une chose : demandez aux gens de sortir, ils resteront chez eux. Demandez-leur de rester chez eux, ils chercheront à sortir par tous les moyens. Je suis heureuse d’être autiste, ça me permet d’éviter d’être conne.
    Soyons fières (et fiers pour les autistes garçons) d’être nous-mêmes. Moi je le suis. Maintenant, je nous souhaite bien du courage pour réaffronter le monde en cette période de déconfinement, parce que même si les gestes barrière seront au rendez-vous, on va nous solliciter socialement, et que ça va être une période extrêmement compliquée. Alors courage.

  • Christine DE GREEF

    Vos mots décrivent si bien ce merveilleux confinement inespéré…
    A quand une meilleure reconnaissance de l’efficacité du télétravail, surtout pour les aspies…