Selon une étude, les personnes TSA risqueraient plus d’être manipulées parce qu’elles ne savent pas quand on leur ment


Mensonge et autisme : les personnes TSA risquent d’être manipulées parce qu’elles auraient plus de mal à détecter quand on leur ment selon une étude de l’Université du Kent.

Cet article est un résumé de l’étude « People with ASD risk being manipulated because they can’t tell when they’re being lied to » de l’Université de Kent, publiée le 18 mai 2018 et dont Géraldine, membre aidante de l’AFFA, nous a fait un résumé et une traduction. Un grand merci à elle !

Des chercheurs en psychologie de l’Université de Kent ont conduit une étude mettant en évidence le fait que les personnes porteuses d’un trouble du spectre autistique ont plus de difficultés à déceler les mensonges, ce qui les rend plus susceptibles d’être manipulées. Il est également rapporté que plus les personnes de la population générale ont des traits autistiques, plus la détection du mensonge est difficile.

En effet, le Pr Williams de l’Université de Psychologie de Kent et des chercheurs venant de quatre autres universités situées respectivement aux États-Unis et au Royaume-Uni ont mené des expériences incluant des participants présentant un trouble du spectre autistique d’intensités variables et des participants neurotypiques.

Lors de ces expériences, les chercheurs ont montré un certain nombre de vidéos où des personnes répondaient à des questions dans une précédente expérience et où celles-ci avaient la possibilité de tricher en regardant la feuille des réponses, l’expérimentateur se trouvant alors en dehors de la pièce. Toutes les personnes dans la vidéo ont nié avoir triché alors que certaines avaient regardé la feuille des réponses. Les participants devaient donc définir si les personnes mentaient ou non.

Dans une vidéo montrée aux participants, un menteur a répondu « je vous jure que non » à la question « est-ce qu’il y a eu tricherie quand l’expérimentateur a quitté la pièce ? ». Ceux qui étaient porteurs d’un trouble du spectre autistique, tout comme ceux qui étaient neurotypiques avec un nombre relativement élevé de traits autistiques, ont eu des difficultés à déceler le mensonge et ce, même lorsqu’il y avait suffisamment d’indices.

En conséquence, les chercheurs suggèrent que l’engagement social limité des personnes avec un trouble du spectre autistique et des personnes neurotypiques avec un nombre élevé de traits autistiques engendre un déficit dans les apprentissages des signaux indiquant la tromperie. Il est donc important, selon ces chercheurs, d’entraîner les personnes avec TSA à détecter les signaux comportementaux du mensonge.

Ils en concluent que les résultats de leur étude et les anecdotes rapportées suggèrent qu’un tel entraînement, s’il est réalisé avec succès, pourrait améliorer la qualité de vie des personnes avec TSA, celles-ci étant particulièrement susceptibles d’être exploitées.

Source en ligne sur www.sciencedaily.com

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