Les personnes autistes sont plus exposées aux violences sexuelles de part les obstacles socio-affectifs, communicationnels et comportementaux qu’elles rencontrent, et l’intérêt que pourront leur porter des prédateurs sexuels pour les mêmes raisons.
Elles peuvent rencontrer des difficultés à exprimer, percevoir, répondre à et comprendre des émotions, surtout si celles-ci sont trompeuses.

Les agresseurs sexuels, eux, voient en les enfants autistes un intérêt particulier, pour leurs difficultés accrues à révéler les violences subies. Cela affecte aussi les enfants ayant des aptitudes verbales, s’ils n’ont pas les aptitudes pour maintenir un échange, les références pour se faire comprendre, ou le langage correspondant à ce qui leur est arrivé, plus complexes dans le cas de violences sexuelles.
Les critères de sélection d’une victime chez les pédocriminels sont de 4 ordres, coïncidant tous pour les enfants autistes :
- ‘la proie facile’ (ex. enfant),
- les particularités de la victime (ex. attractivité),
- les caractéristiques de la situation (ex. l’opportunité),
- les circonstances et manipulations (ex. intimidation).
De plus, le comportement inhabituel de ces enfants favorisent l’objectification par les pédocriminels, leur étant nécessaire pour justifier, minimiser et passer à l’acte.
Pour agir, les pédocriminels soit mettent leurs victimes en confiance, soit saisissent une opportunité. Les obstacles socio-affectifs ou communicationnels des enfants autistes les rendent vulnérables aux pédocriminels opportunistes, incluant ceux parmi les prestataires avec lesquels ils interagissent.
L’exclusion sociale et le désir d’être accepté, exposent les enfants autistes à subir des actes sexuels pour conserver une ‘amitié’. Souvent privés d’éducation sexuelle considérée inutile à tort pour eux, il leur est aussi plus difficile de repérer les agressions.
Les enfants autistes ont souvent des comportements d’autostimulation, d’automutilation, stéréotypés et répétitifs, qui s’intensifient et se multiplient en cas de violences sexuelles, particulièrement chez ceux ayant des difficultés pour communiquer verbalement. A tort, cela est souvent interprété comme une manifestation de l’autisme, devenu plus sévère, ce qui leur est préjudiciable mais empêche également de diagnostiquer et soigner de possibles violences sexuelles.
Les protocoles actuels de détection des violences sexuelles pour les motifs détaillés en partie ici ne sont pas adaptés aux enfants autistes. Il est urgent de développer de nouvelles méthodes.
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